Abandon total des DRM par les majors du disque
Posté par admin le 13 jan 2008 dans Actualités • Un commentaireAprès l’annonce 28 décembre 2007 de l’abandon des DRM par Warner Music, Sony BMG a eté la dernière des grandes majors a abandonner cette technique de protection.
Le 10 janvier, Amazon.com a en effet annoncé que son catalogue de musique numérique allait proposer des titres de Sony BMG dépourvus de DRM. Par ailleurs, Sony BMG a annoncé le 7 janvier le lancement à partir du 15 janvier de son service MusicPass : des cartes à achter en magasin permettront de télécharger des albums complets sur lesite web MusicPass (service pour l’instant proposé uniquement aux Etats Unis).
Emi a été la première major du disque à abandonner le système de protection par DRM en avril dernier, suivie par Universal en août et Warner en décembre.
L’abandon des DRM prouve a posteriori leur inefficacité : destinées à protéger les catalogues de musiques numériques, les DRMs n’ont jamais pu empêcher les téléchargements massifs illégaux de musique et ont surtout imposé des limitations exagérées aux utilisateurs.
Parallèlement, maisons de disques et artistes cherchent de nouveaux modèles écononomiques pour renflouer leurs caisses : outre l’abandon des DRMs permettant une baisse des prix des titres proposés en téléchargement, on peut citer ainsi plusieurs portails web financés par la publicité proposant l’écoute directe et gratuite de musique en streaming. Parmi ces portails, on peut ainsi citer Deezer, Radioblogclub, Seeqpod ou Shoutcast.
Des artistes ont même proposé courant 2007 le téléchargement direct et à prix libre de leurs albums. L’exemple le plus connu a été celui de Radiohead mais on peut citer aussi le rappeur slammeur Saul Williams dont l’album complet The Inevitable Rise and Liberation of Niggy Tardust était proposé gratuitement ou au prix de 5 dollars.
Devant ces nouvelles initiatives constatant l’échec des réponses répressives aux téléchargements massifs de musiques, on est frappé par la position du gouvernement français allant complétement à contre-sens et proposant un durcissement des solutions répressives. En novembre dernier, la commission Olivennes (dirigée par le PDG de la FNAC et mandatée par le président Sarkozy) proposait ainsi un éventail de mesures telles que un système d’avertissement et de sanctions aux internautes et un filtrage des téléchargements : depuis 2006 et la loi DADVSI, on peut dire que les gouvernements français ont été et restent à côté de la plaque.

Et ben… tout ce temps pour faire ça ;o)